L'ECF a été lancé à l'initiative de la Caisse des Dépôts en 2005, l'année de la ratification du Protocole de Kyoto et du lancement du premier marché international d'échange du carbone.
Fortis Bank (Pays-Bas), co-promoteur du fond aux côtés de la Caisse des Dépôts en France, rejoint par Dexia (Belgique), AGF, CNP, Caisses d'Epargne, Société Générale (France), Caja Madrid, Unicaja (Espagne), Caixa Geral de Depositos (Portugal), Fondazione Cassa di Riparmio, Unicredit (Italie) et Citadel (Etats-Unis), se sont engagés à apporter un montant total de 142.7 millions d'euros au fond. Le fond est structuré par Natixis Environnement et Infrastructures, en charge de la gestion financière.
"Les fondateurs de l'ECF ont définis trois objectifs", explique Laurent Piermont, ECF :
- "Premièrement, contribuer directement et contrètement au combat contre les gaz à effet de serre;
- Deuxièmement, apporter aux entreprises européennes des instruments de couverture flexibles pour les aider à remplir leurs obligations de réduction d'émission, en leur vendant des crédits carbone obtenus via les investiments du fond.
- Enfin, aider au lancement du marché du carbone, en apportant de la liquidité et en prenant part au développement de nouvelles méthodes d'intervention sur ce nouveau marché".
L'ECF a choisi d'investir dans des opérations de réduction d'émission de gaz à effet de serre en ligne avec le Protocole de Kyoto et certifiées par les Nations Unis. 26 millions de tonnes ont ainsi déjà été évitées, et 19 projets localisés dans des pays émergents directement financés par l'ECF. Après cette phase d'investissement, les crédits obtenus par l'ECF seront vendu sur le marché européen du carbone aux entreprises européennes soumises à des obligations de réduction de leurs émissions.
